Tout est beau chez une femme, même un fragment d’épaule.
Qu’est-ce qu’une épaule ? Une parabole aux deux points d’inflexion qui amène à cette réflexion : avec une femme, même les mathématiques et leur rude arsenal deviennent une nuit d’étoiles. Tout est beau chez une femme, même un cheveu. Surtout un cheveu. Quand on l’a sur la langue pour lire de nos papilles ce que dans sa tête elle babille. Tout est beau chez une femme. Sans faille, dans vos mains prenez sa taille ; c’est une conjonction entre la poitrine nourricière et plus bas la souricière.
Sa jambe est un article singulier qui ne fonctionne qu’au duel car de la paire jaillit la lumière, ainsi que la vie. Qui trouvera cela infâme, prendre dans sa bouche l’orteil d’une femme ? C’est une valeur qu’aucune pièce de boucher n’égale en saveur, et qu’aucun guide culinaire n’aborde ou n’y réfère. Entre les côtes et la hanche se trouve un creux concave bien taillé, pour le bras quand on se trouve de côté ; tandis que le glutéal convexe s’imbrique juste dans la pliure qui accueille le mot qui vexe.
Tout est beau chez une femme. Dans son corps et son âme, on trouve l’attirail solaire prévu pour la caresse d’une mère; si de la colère vous gagne la fièvre portez ses doigts à vos lèvres, et aspirez de tout cœur son nectar de douceur. Tout est couleur chez une femme, même le noir prend la teinte de l’espoir, et le gris ardoise devient turquoise quand vous plongez votre chagrin dans un regard féminin.
