JOUR DE FEMME
Que tu sois en ligne première, en toile de fond ou celle qui éponge le front, tu es de tous les combats. À préparer dans l’angoisse le retour de l’homme en mer ou à la guerre, à gérer du foyer… Lire la suite »JOUR DE FEMME
Que tu sois en ligne première, en toile de fond ou celle qui éponge le front, tu es de tous les combats. À préparer dans l’angoisse le retour de l’homme en mer ou à la guerre, à gérer du foyer… Lire la suite »JOUR DE FEMME
Tout est beau chez une femme, même un fragment d’épaule.Qu’est-ce qu’une épaule ? Une parabole aux deux points d’inflexion qui amène à cette réflexion : avec une femme, même les mathématiques et leur rude arsenal deviennent une nuit d’étoiles. Tout… Lire la suite »FEMME
Qu’a-t-elle donc pour ainsi m’écorcher de ses dents cette folle, nous n’en sommes pourtant qu’à mes débuts, pour ainsi dire le col. Si seulement elle pouvait un peu calmer son hystérie, faire preuve de patience, et me découvrir en cette… Lire la suite »MISE EN BOUCHE
Au zénith de l’âge, les irradiations de la passionme lancèrent à la construction d’une pyramide pour ma pharaonne. Puis je m’attelais à l’édification du grand voilier qui faisait ses rêves d’océans. Sur le lieu de ma sueur, au pied de… Lire la suite »LA CAPRICIEUSE
Elle regarde passer l’existence.
Couler telle une rivière langoureuse et somnolente, tel un ruisseau de miel. Elle semble ignorer les peurs et les problèmes comme le chat qui longe la gouttière, flegmatique et imperturbable.
Le ciel lui sert de toile lorsqu’elle repeint le souvenir de ses ans allongée sur l’herbe ou le tapis du salon. Le sel de la mer infuse ses pieds pour le sommeil des poissons lorsqu’elle accompagne les voiles à l’horizon, lorsque son regard paisible sert de bon vent aux marins sans bon port…
Que de complicité apparente ! « Mon Dieu comme ils s’aiment » disent les uns.Or la termitière est installée depuis longtemps.La sensualité se conjugue au passé décomposé, le devoir conjugal au plus-qu’imparfait. L’évanescente nuisette du temps des lunes de miel, n’est plus… Lire la suite »LA MIGRAINEUSE
Emu de ton extase devant le banal papier peint des voisins j’ai tapissé ta maison de fil d’argent. Tu considéras cette dépense mal placée car tu manquais de chemises, disais-tu. Sur les conseils de tes amies les meilleures, j’emplis ta… Lire la suite »L’ASSOIFFÉE
À l’inauguration du Musée, il fût organisé une fête mondaine. Des descendants d’esclave sont venus. Assister à l’exposition des ossements de leur dignité. L’un d’eux vient même d’être cyniquement nommé Directeur de l’établissement. Aux bourreaux en apitoiement, il servira des rafraîchissements. Debout, solennels, la larme à l’œil, ils se tiendront sur le tapis rouge tissé dans les cheveux crépus de leurs victimes, et coloré de leur sang. Il trinquera avec eux…
On arrive seul et on repart seul.
Certains arrivent à plusieurs (dans une poche amniotique) et repartent seuls (dans une caisse ou un drap blanc).
Certains arrivent seuls et repartent à plusieurs
(dans une carlingue ou une auto déchiquetée).
D’autres arrivent dans une éprouvette en verre.
En général, on arrive seul et on repart dans un linceul…
Mes parents n’avaient pas de super 8.
Rien n’était super, pas même l’essence.
On roulait au mazout, on chauffait au charbon,
on vivait à l’ordinaire, et on marchait à l’amour.
L’amour qui donne des caresses, des fessées, et des ailes.
Les premières heures.
On y revient tant que notre mission n’est pas terminée.
C’est le karma…