Dans cet océan de femmes, je ne suis qu’un ballon de baudruche sans fonction, empli d’un orgueil qui répond aux Lois de l’attraction. Face à moi, s’y perdrait Archimède puisqu’à ma logique rien ne plaide, immobile ou que j’en fasse une tonne, rien de ma tare ne valide Newton, car du poids et de la mesure mon attitude n’en a cure. En cas d’excès en nombres scalaires, je coule vers les abysses et je perds la lumière ; en cas de pas assez hélas je remonte flotter à la surface, rejeté par l’océan, comme le poisson trépané le ventre en l’air en volte-face.
Séduction et esprit volage par le passage d’un point à l’autre, l’inconstance parabolique, électrique, une Loi d’Ohm que les femmes ne comprennent pas. Trouver chez l’homme la juste densité et crier Eurêka, n’a malheureusement point de cité, et n’est pas à tous les cas. Il suffirait pourtant de découvrir un contraire à l’ennui et la gravité, dans la fidélité une joie qui égale l’action à la réaction, tout le secret de l’union.
L’amour réponds aux lois de la physique, du physique, et de l’inexplicable. C’est pourtant souvent l’inextricable qui le définit le mieux. Je t’afflige, et tout le spectre de ma bêtise m’apparait à travers le prisme de tes larmes. Je découvre tes peines causées par mon chaos. Ces trous noirs dans lesquels se perdent les formules et les espoirs. Ce que je croyais être mon bonheur que de gambader dans les marais, ces sables mouvants, surfaces planes et moelleuses qui engloutissent le rêveur et le passant. Toute ta peine en silence. Rien ne se perd, rien que du secret, une Loi de femmes que les hommes ne comprennent pas.
Je renonce alors à la Loi des grands nombres et, fidèle dans ma cage de Faraday, je te regarde, et me surprend à espérer que la Terre en rotation continue, nous absorbe dans une équation à 2 inconnues, sans vecteur directeur et une constante égale à l’amour infini.
LOIS PHYSIQUES
De Fil d’Or – Collection TexStyles
