UN MONDE IDÉAL
À quoi bon les jours de congé si je ne peux les écourter en prolongeant nos nuits jusqu’au midi, et à quoi bon le midi si je ne le distingue ni du minuit ni du lundi. Que m’importe le réchauffement… Lire la suite »UN MONDE IDÉAL
À quoi bon les jours de congé si je ne peux les écourter en prolongeant nos nuits jusqu’au midi, et à quoi bon le midi si je ne le distingue ni du minuit ni du lundi. Que m’importe le réchauffement… Lire la suite »UN MONDE IDÉAL
Dans cet océan de femmes, je ne suis qu’un ballon de baudruche sans fonction, empli d’un orgueil qui répond aux Lois de l’attraction. Face à moi, s’y perdrait Archimède puisqu’à ma logique rien ne plaide, immobile ou que j’en fasse… Lire la suite »LOIS PHYSIQUES
Ce matin-là il faisait encore nuit. Dans le hall les odeurs de café se mêlaient à celles du cambouis et aux sifflets du chef de gare. D’abord je t’ai aperçue sur le quai froid et poussiéreux, et ensuite je t’ai… Lire la suite »TON TRAIN
Cette femme qui, agenouillée, porte dans ses mains comme un livre qu’elle voudrait lire, comme un bibelot dont elle ne peut se départir, comme un gigot pesant roulé dans un drap blanc, son enfant percé dans son linceul immaculé.Prosternée dans… Lire la suite »LA MAMAN
Qu’a-t-elle donc pour ainsi m’écorcher de ses dents cette folle, nous n’en sommes pourtant qu’à mes débuts, pour ainsi dire le col. Si seulement elle pouvait un peu calmer son hystérie, faire preuve de patience, et me découvrir en cette… Lire la suite »MISE EN BOUCHE
Chargé comme une mule avec ce trop-plein d’ans sur les épaules, voilà que je croule sous le cumul de mes années folles. De la rationalité fut maître Descartes qui sur la pensée faisait une tarte, car ce n’est en fait que parce que je résiste que j’existe. À cette idée je reste sensible bien que son réel à mon dos s’avère pénible, et en moi je sens que sans aide il ploie et il s’en cède…
Un parent qui part, c’est une encre qui se dilue, une ancre qui se détache du récif, nous voila bateau devenu felouque indécise dans un océan criard, un astronef boiteux emporté dans un noir buvard, dans un vide silencieux.
On les dit immuables mais elles partent quand-même les montagnes. Je me sens nu, trempé par la pluie, assommé par la grêle, emporté par le zéphyr, incendié par le soleil, abusé par l’obscurité.
Dans l’obscurité je ne pouvais percevoir tes traits. Dans le noir tu ne pouvais lire mes signets. Deux figures de proue ballottées par les éléments qui auraient pu s’entrecroiser dans les brumes de leur traversée ; de notre naissance au rivage… Lire la suite »BOUTEILLE À LA MER
Ni fier ni roi 2024 regarda à gauche et vit 2023. 2025 à sa droite il se dit fuir à quatre pattes, mais trouva cela compliqué car ainsi retourné il perdait ses pieds et, face contre terre, il semblait faire… Lire la suite »STRATAGÈME
2 se mis en quête du 0 et 4 pour faire 2024. Pour ce faire, la campagne il se mit à battre. Faire rime d’une suite de 4 est facile comme taper manche à Montmartre. Qu’importe ! N’est pas but… Lire la suite »LA FABLE DU 2